13 mai 2008
Ce soir
CE SOIR
Ce soir, on va faire la fête.
Ce soir, c’est la boum chez Léo.
Ce soir j’pourrais perdre la tête,
Si Cécilia me trouvait beau.
Ce soir, il y a tous mes potes,
De ma classe et du lycée.
Ce soir, on oublie les fausses notes,
La fin d’année on va fêter.
J’aimerais trouver l’âme sœur,
Pendant cette belle soirée.
Cécilia fait battre mon cœur,
Mais oserais-je l’inviter ?
Ce soir, Je vais la regarder,
Danser dans toute sa splendeur.
Mais, suis-je en train de rêver ?
Elle me regarde avec douceur.
(Elle parle) : Changement de décor !
Elle s’approche,
Me voilà dans ses bras.
Je serais vraiment cloche,
De vouloir rater ça.
Cette nuit là on danse,
Dans les bras l’un de l’autre.
Ce soir l’amour commence,
Pour deux jeunes apôtres.
Elle me fait danser,
Un slow si romantique,
Que je crois m’envoler,
Vers des cieux magnifiques.
Elle approche son visage,
C’est l’instant du baiser.
Mais, comme dans un naufrage,
Quelque chose a sonné.
Foutu réveil !
L'usager
L’USAGER
Il est sept heures du mat’ sur le quai de la gare.
Mélanie est inquiète. Elle va être en retard.
Son train matinal n’est toujours pas arrivé.
Elle peut toujours attendre, il ne viendra jamais.
Les cheminots se sont à nouveau mis en grève.
Si on croit qu’ils se préoccupent de nous on rêve.
De ton bureau t’es loin d’habiter à côté.
Bon courage ma petite ! Tu vas partir à pieds.
R : Tu sais Mélanie,
A leurs yeux tu n’es qu’un usager,
Comme tant d’autres gens exténués.
Par ce froid hivernal tu commences à marcher.
Deux heures il te faudra pour enfin arriver,
A l’entreprise où tu sera réchauffée,
Par un café avant de te mettre à bosser.
Ton patron sera la pour saluer ton courage.
Tu t’es sortie d’une effroyable prise d’otages.
Au retour il te faudra repartir à pieds.
Tu ne le sais pas mais ça n’ fait que commencer.
R :
Après un mois entier de grève et de galère,
Tu retrouves avec joie ton train et ton horaire.
Ton patron veut te voir en toute discrétion.
Tu as bien mérité ta belle augmentation.